Historique


La Citadelle fut construite en 1630, un peu à l'est du château fort d'Alienor d'Aquitaine qui fut alors démoli. C'était sous Louis XIII. La direction des travaux fut confiée à Monsieur d'Argencourt. Les armes de Richelieu sculptées, croît-on, sur les murs de la porte d'entrée, à l'intérieur, permettent de penser qu'il termina le travail un peu après la mort du Cardinal vers 1641.

Sous Louis XIV, Colbert délaissa Brouage, port en déclin, au profit de Rochefort qu'il fit littéralement sortir du sol (premier port militaire de France). Il fallait protéger Rochefort contre les incursions anglaises.

Colbert envoya dans l'île le Chevalier de Clerville et lui fit donner le gouvernement d'une enceinte flanquée de redans et de petites courtines. Après sa mort, ce travail fut conduit par Combes jusqu'en 1688. L'année d'après, Monsieur Ferry en fait raser une partie. Il fit construire du côté de la ville un ouvrage à cornes et une demi-lune placée dans la gorge de cet ouvrage. Puis s'éleva du côté des marais un autre ouvrage.

Plus de 7000 ouvriers y travaillèrent et parmi eux des paysans amenés de force sous l'escorte de prévôts de plus de trente lieues. Beaucoup moururent de fatigue et de chagrin. Des sauniers du Château, de Dolus, et de Saint-Trojan signent un engagement de travail (avec chevaux). On bâtit encore vers 1690 une demi-lune. Vers 1695, les chemins couverts et les Glacis furent terminés.

Quelques temps après, on forma une enceinte où fut comprise la ville. Vers 1741, le pont dormant était refait et en 1742 toute la façade et la porte d'entrée.
La citadelle résume, à elle seule, les qualités des ouvrages de Vauban : Beauté, équilibre, audace et puissance.

Enfin suprême récompense pour ceux qui ont gardé leur âme d'enfant, des ombres hantent ce site historique : Alienor d'Aquitaine, Agrippa d'Aubigné, Henri de Navarre, Richelieu, Le Roi Soleil, Vauban..., visiteurs illustres.
Depuis 2006, cinq salles d'expositions temporaires ont été restaurées :
  • La salle haute de l'Arsenal,
  • la salle du Bastion Royal
  • les trois salles du Bastion de la Brèche

pour un total de plus de 2000m2 ; auxquels il convient de rajouter la salle de la Poudrière qui accueil l'exposition permanente du Plan Relief.
Ses Occupants
1789 A la révolution : Prison d'état
1789 - 1870 Condamnés aux travaux forcés
1870 Prisonniers allemands (d'après des dessins gravés dans la pierre, casques, fusils, phrases écrites en gothique)
1870 - 1911 Garnison
Après 1918 Forteresse abritant des "disciplinaires"
1939-1945 Occupée par l'armée allemande
1944 80 oléronais y étaient arrêtés et enfermés
1945 A la libération, l'aviation alliée bombardait la Citadelle, faisant d'énormes dégats
1959-1970 Restauration
1974 Les ronces l'envahissent, elle est abandonnée
1988 Elle est remise en état